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SUMMARY:Soutenance de thèse de Gwendoline Lemaitre
LOCATION:Bâtiment Grappin (B)\, salle René Rémond B015 - 200 avenue de la République
 \, Nanterre\, \, 92000\, 
DESCRIPTION:Discontinuité du territoire, ubiquité du collectif.\nHabiter en Tush avec l
 es troupeaux, les esprits maitres et les morts dans l'est de la Géorgie\nTh
 èse préparée sous la direction d'Eric Garine Wichatitsky (LESC) et Grégory 
 Delaplace (EPHE-GSRL)\nLe jury sera constitué de :\n- Philippe Descola, Pro
 fesseur émérite : LAS, Collège de France (rapporteur)\n- Laurence Charlier,
  Maîtresse de conférences : Université de Toulouse (rapporteure)\n- Eric Ga
 rine Wichatitsky, Professeur des universités : Université Paris Nanterre\n-
  Grégory Delaplace, Directeur d'études : EPHE\n- Charlotte Marchina, Maître
 sse de conférences : Inalco\n- Cédric Sueur, Professeur des universités : U
 niversité de Strasbourg, IPHC\n- Florian Mühlfried, Professeur des universi
 tés : Ilia State University, Georgia\nLa soutenance est publique et sera su
 ivie d'un pot convivial. Afin de faciliter son organisation, merci de signa
 ler votre présence à This email address is being protected from spambots. Y
 ou need JavaScript enabled to view it.. \nLien pour la visioconférence : So
 utenance de thèse Gwendoline Lemaitre | Réunion-Joindre | Microsoft Teams (
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 f9359cdf77d3%22%7d)\nRésumé : Les Tush entretiennent des relations singuliè
 res avec des lieux répartis dans trois espaces éloignés les uns des autres 
 et qu’ils considèrent aujourd’hui comme constituant ensemble leur territoir
 e. La Tusheti est une région de haute montagne où demeuraient les Tush jusq
 u’aux années 1930, période durant laquelle ils furent conduits par des poli
 tiques soviétiques à s’installer dans la plaine d’Alvani. C’est donc dans c
 e second espace, sur les rives fertiles de la rivière Alazani, que se dérou
 le, depuis, l’essentiel de la vie familiale. Une troisième région, la Shira
 k-Samokhi, plaine semi-aride à l’extrême sud du pays, sert de pâturages hiv
 ernaux aux pasteurs depuis des siècles. Des mobilités saisonnières conduise
 nt la plupart des membres d’un collectif constitué d’êtres ontologiquement 
 divers à une triangulation entre ces trois pôles (géographiques et de la vi
 e sociale). Tout le propos de cette thèse est tourné vers l’élucidation de 
 l’apparent paradoxe du rapport aux lieux des tush : entre un ancrage partic
 ulièrement puissant dans les lieux et une réfutation quotidienne de toute l
 ocalisation uni-située. Travailler d’une part sur les mobilités physiques d
 es personnes – mais aussi des animaux et des objets – et d’autre part sur l
 es projections mentales – par les toponymes, les récits, les sens, la poési
 e – permet de constater un attachement fort des Tush à des milieux de vie t
 rès contrastés, voire à ce contraste spécifiquement. En observant la synerg
 ie des déplacements et replacements périodiques des êtres qui composent ce 
 collectif tush (humains vivants ou morts, animaux domestiques, puissances i
 nvisibles), je me questionne donc sur les modalités d’existence de chacun d
 e ces espaces que les Tush investissent d’imaginaires et de sens. C’est fin
 alement les conditions singulières d’habitabilité de ce triptyque formé par
  trois portions d’un même territoire discontinu qui m’intéressent. Je m’att
 ache alors à rendre manifestes les dispositifs précis mis en place par les 
 Tush pour maintenir des relations avec trois milieux de vie aussi différent
 s (la haute montage, les plaines, les steppes semi-arides).\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><strong>Discontinuité du territoire, ubiquité du collectif.<br />Habiter
  en Tush avec les troupeaux, les esprits maitres et les morts dans l'est de
  la Géorgie</strong></p><p>Thèse préparée sous la direction d'Eric Garine W
 ichatitsky (LESC) et Grégory Delaplace (EPHE-GSRL)</p><p>Le jury sera const
 itué de&nbsp;:<br />-&nbsp;Philippe Descola, Professeur émérite&nbsp;: LAS,
  Collège de France (rapporteur)<br />-&nbsp;Laurence Charlier, Maîtresse de
  conférences&nbsp;: Université de Toulouse (rapporteure)<br />-&nbsp;Eric G
 arine Wichatitsky,&nbsp;Professeur des universités&nbsp;: Université Paris 
 Nanterre<br />-&nbsp;Grégory Delaplace,&nbsp;Directeur d'études&nbsp;: EPHE
 <br />-&nbsp;Charlotte Marchina, Maîtresse de conférences&nbsp;: Inalco<br 
 />-&nbsp;Cédric Sueur,&nbsp;Professeur des universités&nbsp;: Université de
  Strasbourg, IPHC<br />-&nbsp;Florian Mühlfried,&nbsp;Professeur des univer
 sités&nbsp;: Ilia State University, Georgia</p><p><strong>La soutenance est
  publique et sera suivie d'un pot convivial.&nbsp;</strong>Afin de facilite
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 ;:&nbsp;</strong>Les Tush entretiennent des relations singulières avec des 
 lieux répartis dans trois espaces éloignés les uns des autres et qu’ils con
 sidèrent aujourd’hui comme constituant ensemble leur territoire. La Tusheti
  est une région de haute montagne où demeuraient les Tush jusqu’aux années 
 1930, période durant laquelle ils furent conduits par des politiques soviét
 iques à s’installer dans la plaine d’Alvani. C’est donc dans ce second espa
 ce, sur les rives fertiles de la rivière Alazani, que se déroule, depuis, l
 ’essentiel de la vie familiale. Une troisième région, la Shirak-Samokhi, pl
 aine semi-aride à l’extrême sud du pays, sert de pâturages hivernaux aux pa
 steurs depuis des siècles. Des mobilités saisonnières conduisent la plupart
  des membres d’un collectif constitué d’êtres ontologiquement divers à une 
 triangulation entre ces trois pôles (géographiques et de la vie sociale). T
 out le propos de cette thèse est tourné vers l’élucidation de l’apparent pa
 radoxe du rapport aux lieux des tush : entre un ancrage particulièrement pu
 issant dans les lieux et une réfutation quotidienne de toute localisation u
 ni-située. Travailler d’une part sur les mobilités physiques des personnes 
 – mais aussi des animaux et des objets – et d’autre part sur les projection
 s mentales – par les toponymes, les récits, les sens, la poésie – permet de
  constater un attachement fort des Tush à des milieux de vie très contrasté
 s, voire à ce contraste spécifiquement. En observant la synergie des déplac
 ements et replacements périodiques des êtres qui composent ce collectif tus
 h (humains vivants ou morts, animaux domestiques, puissances invisibles), j
 e me questionne donc sur les modalités d’existence de chacun de ces espaces
  que les Tush investissent d’imaginaires et de sens. C’est finalement les c
 onditions singulières d’habitabilité de ce triptyque formé par trois portio
 ns d’un même territoire discontinu qui m’intéressent. Je m’attache alors à 
 rendre manifestes les dispositifs précis mis en place par les Tush pour mai
 ntenir des relations avec trois milieux de vie aussi différents (la haute m
 ontage, les plaines, les steppes semi-arides).</p>
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