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SUMMARY:Soutenance de thèse de Julie Cayla
LOCATION:Lesc – salle 308F (3e étage) - 21\, allée de l’Université\, Nanterre\, \, 9
 2000\, France
DESCRIPTION:– ERRATUM – Dans la mesure où nous devrons impérativement avoir quitté les 
 lieux à 18h, nous sommes contraints de faire démarrer la soutenance plus tô
 t. Veuillez noter qu'elle débutera à 13h, et non à 14h comme cela était pré
 vu initialement.\n \n« L’art, c’est comme un virus qui te pique ». Ethnogra
 phie de l’expérience esthétique de l’art africain chez les Burkinabè\nThèse
  réalisée au sein du LESC - UMR 7186, sous la direction de Michèle Coquet\n
  \nAfin de respecter les règles sanitaires en vigueur, l'accès à la salle n
 e sera pas autorisé au public. Néanmoins, la soutenance sera retransmise en
  direct par vidéoconférence. Si vous souhaitez vous y connecter, merci de v
 ous signaler à l'adresse suivante (This email address is being protected fr
 om spambots. You need JavaScript enabled to view it.) avant le mardi 26 jan
 vier 2021.\n \nLe jury sera composé de :\n   Michèle COQUET Directrice de r
 echerches, CNRS Paris\n   Roger SOME Professeur des Universités, Université
  de Strasbourg \n   Christopher STEINER Professeur des Universités, Connect
 icut College \n   Monique JEUDY-BALLINI Directrice de recherches, CNRS Pari
 s \n   Julien BONDAZ Maître de conférences, Université Lyon 2 \n   Jessica 
 DE LARGY HEALY Chargée de recherches, CNRS Paris\n \nRésumé\nLongtemps déla
 issés par les Burkinabè, les objets qui composent le répertoire de l’art af
 ricain deviennent les supports d’un engouement récent parmi les classes moy
 ennes et supérieures des villes du pays. Hier objets magico-religieux, de p
 ouvoir ou encore du quotidien, ils deviennent aujourd’hui des œuvres d’art 
 qui ne sont plus uniquement appréciées par leurs artisans, leurs marchands 
 et leurs clientèles occidentales habituelles. Ma thèse est alors portée par
  le désir d’interroger l’expérience esthétique de l’art africain de ces pro
 fessionnels et nouveaux acheteurs de ce marché, et donc celui de saisir les
  évolutions récentes quant aux conceptions locales de l’œuvre et de l’art.J
 ’ai choisi d’allier une approche holistique du marché, qui prend en compte 
 les interactions entre toutes les catégories d’acteurs en présence, à une o
 bservation minutieuse des relations que développent les personnes avec les 
 œuvres en question – et ce, quelles que soient leur place dans la hiérarchi
 e des valeurs (en d’autres termes, qu’il s’agisse d’œuvres « originales », 
 ou de « copies », les grandes catégories de celle-ci). Je me suis intéressé
 e à la manière dont se constituent et se transmettent les opinions de goût,
  et ce, à travers le prisme des pratiques de fabrication, de vente comme d’
 exposition des pièces. Je montre finalement que ces objets sont aujourd’hui
  de plus en plus mis en valeur par les Burkinabè parce qu’ils suscitent en 
 eux de vifs sentiments (de fascination et de passion, de nostalgie mais aus
 si de dégoût) et leur donnent accès à tout un monde de connaissances et d’i
 maginaires, notamment en lien avec le milieu rural dont leurs pièces, comme
  eux, sont censés être originaires. L’art et les œuvres deviennent des moye
 ns par lesquels ils peuvent eux-mêmes faire le récit de leur passé et ainsi
  refonder leur histoire et leur identité, tout en donnant à leur existence 
 une meilleure visibilité dans la société contemporaine. En faisant émerger 
 de nouvelles formes et de nouveaux aspects d’œuvres (illustrant la vie des 
 campagnes avec des patines éclatantes, notamment) et en leur associant des 
 usages inédits (de décoration d’intérieur et de collection, entre autres), 
 ces récents acteurs du marché de l’art africain participent à l’émergence d
 e nouveaux paradigmes de l’art au Burkina Faso ; véritables reflets des enj
 eux contemporains qui traversent la population urbaine (entre réinterrogati
 on des traditions et cosmopolitisme).\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><span style="color: #a22424;"><strong>– ERRATUM – Dans la mesure où nous
  devrons impérativement avoir quitté les lieux à 18h, nous sommes contraint
 s de faire démarrer la soutenance plus tôt. <strong>Veuillez noter qu'elle 
 débutera&nbsp;à 13h, </strong>et non à 14h comme cela était prévu initialem
 ent.</strong></span></p><p>&nbsp;</p><p><strong>«&nbsp;L’art, c’est comme u
 n virus qui te pique&nbsp;». Ethnographie de l’expérience esthétique de l’a
 rt africain chez les Burkinabè</strong></p><p>Thèse réalisée au sein du LES
 C - UMR 7186, sous la direction de Michèle Coquet</p><p>&nbsp;</p><p>Afin d
 e respecter les règles sanitaires en vigueur, l'accès à la salle ne sera pa
 s autorisé au public. Néanmoins, la soutenance sera retransmise en direct p
 ar vidéoconférence. Si vous souhaitez vous y connecter, merci de vous signa
 ler à l'adresse suivante (<joomla-hidden-mail  is-link="1" is-email="1" fir
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 ""  target="_blank">This email address is being protected from spambots. Yo
 u need JavaScript enabled to view it.</joomla-hidden-mail>) avant le mardi 
 26 janvier 2021.</p><p>&nbsp;</p><p>Le jury sera composé de&nbsp;:<br /><st
 rong>&nbsp; &nbsp;Michèle COQUET&nbsp;</strong>Directrice de recherches, CN
 RS Paris<br /><strong>&nbsp; &nbsp;Roger SOME&nbsp;</strong>Professeur des 
 Universités, Université de Strasbourg <br /><strong>&nbsp; &nbsp;Christophe
 r STEINER&nbsp;</strong>Professeur des Universités, Connecticut College <br
  /><strong>&nbsp; &nbsp;Monique JEUDY-BALLINI&nbsp;</strong>Directrice de r
 echerches, CNRS Paris <br /><strong>&nbsp; &nbsp;Julien BONDAZ&nbsp;</stron
 g>Maître de conférences, Université Lyon 2 <br /><strong>&nbsp; &nbsp;Jessi
 ca DE&nbsp;LARGY&nbsp;HEALY&nbsp;</strong>Chargée de recherches, CNRS Paris
 </p><p>&nbsp;</p><p><strong>Résumé<br /></strong>Longtemps délaissés par le
 s Burkinabè, les objets qui composent le répertoire de l’art africain devie
 nnent les supports d’un engouement récent parmi les classes moyennes et sup
 érieures des villes du pays. Hier objets magico-religieux, de pouvoir ou en
 core du quotidien, ils deviennent aujourd’hui des œuvres d’art qui ne sont 
 plus uniquement appréciées par leurs artisans, leurs marchands et leurs cli
 entèles occidentales habituelles. Ma thèse est alors portée par le désir d’
 interroger l’expérience esthétique de l’art africain de ces professionnels 
 et nouveaux acheteurs de ce marché, et donc celui de saisir les évolutions 
 récentes quant aux conceptions locales de l’œuvre et de l’art.J’ai choisi d
 ’allier une approche holistique du marché, qui prend en compte les interact
 ions entre toutes les catégories d’acteurs en présence, à une observation m
 inutieuse des relations que développent les personnes avec les œuvres en qu
 estion – et ce, quelles que soient leur place dans la hiérarchie des valeur
 s (en d’autres termes, qu’il s’agisse d’œuvres «&nbsp;originales&nbsp;», ou
  de «&nbsp;copies&nbsp;», les grandes catégories de celle-ci). Je me suis i
 ntéressée à la manière dont se constituent et se transmettent les opinions 
 de goût, et ce, à travers le prisme des pratiques de fabrication, de vente 
 comme d’exposition des pièces. Je montre finalement que ces objets sont auj
 ourd’hui de plus en plus mis en valeur par les Burkinabè parce qu’ils susci
 tent en eux de vifs sentiments (de fascination et de passion, de nostalgie 
 mais aussi de dégoût) et leur donnent accès à tout un monde de connaissance
 s et d’imaginaires, notamment en lien avec le milieu rural dont leurs pièce
 s, comme eux, sont censés être originaires. L’art et les œuvres deviennent 
 des moyens par lesquels ils peuvent eux-mêmes faire le récit de leur passé 
 et ainsi refonder leur histoire et leur identité, tout en donnant à leur ex
 istence une meilleure visibilité dans la société contemporaine. En faisant 
 émerger de nouvelles formes et de nouveaux aspects d’œuvres (illustrant la 
 vie des campagnes avec des patines éclatantes, notamment) et en leur associ
 ant des usages inédits (de décoration d’intérieur et de collection, entre a
 utres), ces récents acteurs du marché de l’art africain participent à l’éme
 rgence de nouveaux paradigmes de l’art au Burkina Faso&nbsp;; véritables re
 flets des enjeux contemporains qui traversent la population urbaine (entre 
 réinterrogation des traditions et cosmopolitisme).</p>
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