BEGIN:VCALENDAR
VERSION:2.0
PRODID:-//jEvents 2.0 for Joomla//EN
CALSCALE:GREGORIAN
METHOD:PUBLISH
BEGIN:VTIMEZONE
TZID:Europe/Paris
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20221030T020000
RDATE:20230326T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20231029T020000
RDATE:20240331T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20241027T020000
RDATE:20250330T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20251026T020000
RDATE:20260329T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20261025T020000
RDATE:20270328T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20271031T020000
RDATE:20280326T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20220402T100000
RDATE:20221030T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20230326T030000
RDATE:20231029T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20240331T030000
RDATE:20241027T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20250330T030000
RDATE:20251026T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20260329T030000
RDATE:20261025T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20270328T030000
RDATE:20271031T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
END:VTIMEZONE
BEGIN:VEVENT
UID:233488e405a541ae42d71c58b15f470f
CATEGORIES:Séminaire du CREM, CREM
CREATED:19700101T010000
SUMMARY:« Devenir la meilleure version de soi-même »  Connexion, expériences-flux et récits de développement personnel dans les danses afro-latines du Cap
LOCATION:Lesc – salle 308F (3e étage)
DESCRIPTION:<p><img src="images/vstoichita/Seminaire_Aterianus2023.jpg" alt="Seminaire 
 Aterianus2023" style="margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; float: left;
 " title="Rencontres de salsa &quot;Sunkissed&quot; sur la promenade de Sea 
 Point, Le Cap, Avril 2022 (photo de l'auteure).&nbsp;" width="300" height="
 200" />Avec <strong>Alice Aterianus-Owanga *</strong></p><p><em>&gt;“Someth
 ing was very wrong in my life. But I couldn't fix it because I didn't know 
 what it was. And nobody else knew what it was. But then I went to salsa.”</
 em></p><p>Ibrahim, trentenaire issu d’une famille <em>coloured</em> des tow
 nships du Cap et aujourd’hui inscrit dans les classes moyennes aisées, débu
 te ainsi son récit d’apprentissage de la salsa, et son explication de la di
 mension profondément transformatrice des rencontres vécues et des efforts c
 onsentis pour parvenir à entrer en «&nbsp;connexion&nbsp;» avec ses partena
 ires de danse. La découverte de la salsa a représenté le point de départ d’
 un parcours de refondation de sa manière d’être aux autres et au monde, le 
 conduisant du statut d’«&nbsp;inapte social&nbsp;» à celui de camarade et d
 e partenaire apprécié au sein de cette communauté d’amateurs.</p><p>Les réf
 érences à ce pouvoir transformateur de la connexion et de l’apprentissage d
 e la danse abondent dans les conversations ordinaires et entretiens collect
 és auprès des danseurs de salsa et d’autres danses afro-latines au Cap. Si 
 les récits diffèrent en fonction des origines sociales, le dénominateur com
 mun de nombre de témoignages de passionnés repose sur la lecture psychologi
 que de ces expériences des corps en contact, et sur l’utopie de résolution 
 des maux individuels et des cicatrices collectives qu’elles viendraient inc
 arner. Ainsi, la connexion apparaît comme le ferment de production d’une co
 mmunauté de passionnés dont les liens déborderaient le registre du «&nbsp;s
 emi-anonymat&nbsp;» décrit à propos d’autres danses de couple (Törnqvist, 2
 018), et qui romprait avec l’effet de «&nbsp;clique&nbsp;» et de ségrégatio
 n caractéristique de la société post-apartheid du Cap (Lemanski, 2007&nbsp;
 ; Turok <em>et al.</em> 2021).</p><p>Ma présentation tâchera de réconcilier
  différentes lectures qui pourraient être apportées à propos ces pratiques 
 du développement personnel et de la recherche du bonheur par la connexion, 
 entre une lecture phénoménologique des technologies d’enchantement et des d
 ispositifs sensoriels impliqués dans ces expériences, un examen du contexte
  sociohistorique dans lequel ils se développent (celui de revendication de 
 droit à la consommation, à la ville et au cosmopolitisme des nouvelles clas
 ses moyennes du Cap), et une prise en considération des rapports de pouvoir
  et paradigmes néolibéraux qui les imprègnent. En partant de diverses narra
 tions de soi d’amateurs de danses afro-latines, je discuterai de la façon d
 ont cet univers est nourri par une éthique du développement personnel impré
 gné de la littérature de psychologie populaire, et la volonté d’exister com
 me être social au-delà de certaines assignations raciales et genrées, en ré
 sonance avec différents idéaux promus dans la société sud-africaine. Nous v
 errons qu’une compréhension nuancée de ces pratiques nécessite de penser à 
 l’intersection de plusieurs niveaux de compréhension, et donc de (ré)concil
 ier le social et le sensible (Laplantine 2005).&nbsp;</p><p><strong>*</stro
 ng> <strong>Alice Aterianus-Owanga</strong> est anthropologue, actuellement
  boursière Marie Skłodowska-Curie à l'Université de Genève et à l'Universit
 é du Cap. Spécialiste de l’anthropologie des musiques et des danses dans l’
 Afrique postcoloniale et sa diaspora, elle a dirigé plusieurs numéros de re
 vue sur ces questions, et elle est l’auteure de nombreux articles dans des 
 revues de sciences sociales (<em>Journal of African Cultural studies, Criti
 cal African studies, Ethnologie française, Politique Africaine, Open cultur
 al studies, Gradhiva, etc.)</em>. Sa monographie (<em>Le rap, ça vient d’ic
 i&nbsp;! Musiques, pouvoir et identité dans le Gabon contemporain,</em>&nbs
 p;MSH Éditions) a été primée en 2018 par l’Académie de musique Charles Cros
 . Elle&nbsp;a également réalisé quatre films documentaires.&nbsp;</p><p>Ses
  recherches ont d'abord porté sur les rapports entre musiques urbaines, pol
 itique et identité au Gabon, ainsi que sur la patrimonialisation des sociét
 és initiatiques depuis les indépendances. Elle a par la suite développé un 
 projet à propos des circulations des danses sénégalaises entre l'Europe (Fr
 ance et Suisse) et le Sénégal, et analysé les rencontres postexotiques que 
 ces danses génèrent. Elle travaille actuellement sur la production tactile 
 des sociabilités et identités urbaines dans la ville du Cap, à partir d’une
  ethnographie des mondes de la salsa et des danses afro-latines dans cette 
 ville.&nbsp;&nbsp;</p>
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><img src="https://lesc.agerix.org/images/vstoichita/Seminaire_Aterianus2
 023.jpg" alt="Seminaire Aterianus2023" style="margin-right: 10px; margin-bo
 ttom: 10px; float: left;" title="Rencontres de salsa &quot;Sunkissed&quot; 
 sur la promenade de Sea Point, Le Cap, Avril 2022 (photo de l'auteure).&nbs
 p;" width="300" height="200" />Avec <strong>Alice Aterianus-Owanga *</stron
 g></p><p><em>&gt;“Something was very wrong in my life. But I couldn't fix i
 t because I didn't know what it was. And nobody else knew what it was. But 
 then I went to salsa.”</em></p><p>Ibrahim, trentenaire issu d’une famille <
 em>coloured</em> des townships du Cap et aujourd’hui inscrit dans les class
 es moyennes aisées, débute ainsi son récit d’apprentissage de la salsa, et 
 son explication de la dimension profondément transformatrice des rencontres
  vécues et des efforts consentis pour parvenir à entrer en «&nbsp;connexion
 &nbsp;» avec ses partenaires de danse. La découverte de la salsa a représen
 té le point de départ d’un parcours de refondation de sa manière d’être aux
  autres et au monde, le conduisant du statut d’«&nbsp;inapte social&nbsp;» 
 à celui de camarade et de partenaire apprécié au sein de cette communauté d
 ’amateurs.</p><p>Les références à ce pouvoir transformateur de la connexion
  et de l’apprentissage de la danse abondent dans les conversations ordinair
 es et entretiens collectés auprès des danseurs de salsa et d’autres danses 
 afro-latines au Cap. Si les récits diffèrent en fonction des origines socia
 les, le dénominateur commun de nombre de témoignages de passionnés repose s
 ur la lecture psychologique de ces expériences des corps en contact, et sur
  l’utopie de résolution des maux individuels et des cicatrices collectives 
 qu’elles viendraient incarner. Ainsi, la connexion apparaît comme le fermen
 t de production d’une communauté de passionnés dont les liens déborderaient
  le registre du «&nbsp;semi-anonymat&nbsp;» décrit à propos d’autres danses
  de couple (Törnqvist, 2018), et qui romprait avec l’effet de «&nbsp;clique
 &nbsp;» et de ségrégation caractéristique de la société post-apartheid du C
 ap (Lemanski, 2007&nbsp;; Turok <em>et al.</em> 2021).</p><p>Ma présentatio
 n tâchera de réconcilier différentes lectures qui pourraient être apportées
  à propos ces pratiques du développement personnel et de la recherche du bo
 nheur par la connexion, entre une lecture phénoménologique des technologies
  d’enchantement et des dispositifs sensoriels impliqués dans ces expérience
 s, un examen du contexte sociohistorique dans lequel ils se développent (ce
 lui de revendication de droit à la consommation, à la ville et au cosmopoli
 tisme des nouvelles classes moyennes du Cap), et une prise en considération
  des rapports de pouvoir et paradigmes néolibéraux qui les imprègnent. En p
 artant de diverses narrations de soi d’amateurs de danses afro-latines, je 
 discuterai de la façon dont cet univers est nourri par une éthique du dével
 oppement personnel imprégné de la littérature de psychologie populaire, et 
 la volonté d’exister comme être social au-delà de certaines assignations ra
 ciales et genrées, en résonance avec différents idéaux promus dans la socié
 té sud-africaine. Nous verrons qu’une compréhension nuancée de ces pratique
 s nécessite de penser à l’intersection de plusieurs niveaux de compréhensio
 n, et donc de (ré)concilier le social et le sensible (Laplantine 2005).&nbs
 p;</p><p><strong>*</strong> <strong>Alice Aterianus-Owanga</strong> est ant
 hropologue, actuellement boursière Marie Skłodowska-Curie à l'Université de
  Genève et à l'Université du Cap. Spécialiste de l’anthropologie des musiqu
 es et des danses dans l’Afrique postcoloniale et sa diaspora, elle a dirigé
  plusieurs numéros de revue sur ces questions, et elle est l’auteure de nom
 breux articles dans des revues de sciences sociales (<em>Journal of African
  Cultural studies, Critical African studies, Ethnologie française, Politiqu
 e Africaine, Open cultural studies, Gradhiva, etc.)</em>. Sa monographie (<
 em>Le rap, ça vient d’ici&nbsp;! Musiques, pouvoir et identité dans le Gabo
 n contemporain,</em>&nbsp;MSH Éditions) a été primée en 2018 par l’Académie
  de musique Charles Cros. Elle&nbsp;a également réalisé quatre films docume
 ntaires.&nbsp;</p><p>Ses recherches ont d'abord porté sur les rapports entr
 e musiques urbaines, politique et identité au Gabon, ainsi que sur la patri
 monialisation des sociétés initiatiques depuis les indépendances. Elle a pa
 r la suite développé un projet à propos des circulations des danses sénégal
 aises entre l'Europe (France et Suisse) et le Sénégal, et analysé les renco
 ntres postexotiques que ces danses génèrent. Elle travaille actuellement su
 r la production tactile des sociabilités et identités urbaines dans la vill
 e du Cap, à partir d’une ethnographie des mondes de la salsa et des danses 
 afro-latines dans cette ville.&nbsp;&nbsp;</p>
DTSTAMP:20260629T185753
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20230403T100000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20230403T120000
SEQUENCE:0
TRANSP:OPAQUE
END:VEVENT
END:VCALENDAR