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CATEGORIES:Séminaire de l'EREA
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SUMMARY:Sur la piste des oiseaux meurtriers : mythes et rites de la mort chez les Laklãnõ du Brésil méridional avant la « pacification », Yves Marcel Seraphim (doctorant, Universidade Federal do Rio Grande do Sul)
LOCATION:Lesc – salle 308F (3e étage)
DESCRIPTION:<p><img src="images/rdenimal/photographs_E02-03.tif_copia.png" width="300" 
 height="167" alt="photographs E02 03.tif copia" style="margin-right: 10px; 
 margin-bottom: 10px; float: left;" />Jusqu’aux deux premières décennies du 
 XX<sup>e</sup> siècle, les Laklãnõ du sud du Brésil (anciennement connus so
 us le nom de Xokleng) incinéraient leurs morts, sauf les enfants, qui étaie
 nt simplement enterrés. Il existe des descriptions de certaines procédures 
 rituelles, mais presque aucune analyse de ces pratiques funéraires. À parti
 r de sources documentaires et d’anciennes transcriptions de mythes, cette p
 résentation revient sur les questions soulevées par le système rituel et le
 s examine à travers le prisme de leurs corrélations avec la mythologie de l
 ’origine de la mort. Ces mythes spéculent sur la manière dont des courts-ci
 rcuits entre morts et vivants, impliquant notamment les enfants, ont mis fi
 n à la réversibilité de la mort. L’analyse de la dialectique entre rites et
  mythes révèle qu’il fallait préserver la distinction entre les enfants et 
 les morts, précisément en raison de la tendance à leur interchangeabilité d
 ans une succession générationnelle qui favorise la répétition des noms et, 
 par conséquent, des personnes. Ainsi, à partir de ce cas ethnographique, on
  envisage également de contribuer au débat sur la tension entre oubli et mé
 moire dans la pensée funéraire amérindienne des terres basses d’Amérique du
  Sud.</p><p>Illustration :&nbsp;Le rite d’initiation chez les Laklãnõ, vers
  1932-1934. Source : Fonds Jules Henry – Washington University in St. Louis
 </p>
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><img src="https://lesc.agerix.org/images/rdenimal/photographs_E02-03.tif
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 le="margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; float: left;" />Jusqu’aux deux
  premières décennies du XX<sup>e</sup> siècle, les Laklãnõ du sud du Brésil
  (anciennement connus sous le nom de Xokleng) incinéraient leurs morts, sau
 f les enfants, qui étaient simplement enterrés. Il existe des descriptions 
 de certaines procédures rituelles, mais presque aucune analyse de ces prati
 ques funéraires. À partir de sources documentaires et d’anciennes transcrip
 tions de mythes, cette présentation revient sur les questions soulevées par
  le système rituel et les examine à travers le prisme de leurs corrélations
  avec la mythologie de l’origine de la mort. Ces mythes spéculent sur la ma
 nière dont des courts-circuits entre morts et vivants, impliquant notamment
  les enfants, ont mis fin à la réversibilité de la mort. L’analyse de la di
 alectique entre rites et mythes révèle qu’il fallait préserver la distincti
 on entre les enfants et les morts, précisément en raison de la tendance à l
 eur interchangeabilité dans une succession générationnelle qui favorise la 
 répétition des noms et, par conséquent, des personnes. Ainsi, à partir de c
 e cas ethnographique, on envisage également de contribuer au débat sur la t
 ension entre oubli et mémoire dans la pensée funéraire amérindienne des ter
 res basses d’Amérique du Sud.</p><p>Illustration :&nbsp;Le rite d’initiatio
 n chez les Laklãnõ, vers 1932-1934. Source : Fonds Jules Henry – Washington
  University in St. Louis</p>
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