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CATEGORIES:Séminaire du GERM
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SUMMARY:Les interprètes des langues mayas dans les tribunaux (période coloniale et actuelle) par Caroline Cunill (EHESS) et Coralie Morand (EREA/LESC)
LOCATION:Centre Malher
DESCRIPTION:<p><img src="images/IMG_6152.jpeg" width="300" height="200" alt="Affiche de
  l'AJR Ixil exposée en février 2018, lors de journées d'audience du procès 
 pour génocide à Nebaj (El Quiché, Guatemala)" style="margin-right: 10px; ma
 rgin-bottom: 10px; float: left;" />Cette séance sera consacrée au&nbsp;rôle
  joué par les interprètes des langues mayas dans les tribunaux du Yucatan p
 endant la période coloniale et du Guatemala à la fin du XXe siècle.&nbsp; &
 nbsp;</p><p><strong>La place des interprètes indiens dans les tribunaux de 
 l'Empire espagnol: étude du procès contre l'interprète maya don Hernando Uz
  dans le Yucat</strong><strong>án du XVIIe siècle, Caroline Cunill (maître 
 de conférence, EHESS)</strong></p><p>En 1610, l'interprète maya don Hernand
 o Uz fut accusé d'encourager une révolte contre le gouverneur de Tekax don 
 Pedro Xiu. Les principales charges contre don Hernando furent centrées sur 
 le rôle qu'il joua dans la traduction d'une série de plaintes contre don Pe
 dro Xiu un an avant la supposée révolte. L'analyse du procès permet de mett
 re en évidence l'existence de trois types d'interprètes qui offraient leurs
  services de médiation linguistique et culturelle dans l'Empire hispanique:
  les Interprètes Généraux nommés officiellement par les autorités coloniale
 s, les interprètes "personnels" des fonctionnaires espagnols et les interpr
 ètes qui travaillaient informellement pour les Indiens dans leurs batailles
  légales. Je montrerai que, malgré l'interdiction royale, les interprètes a
 pportaient souvent des conseils juridiques aux parties et que la confiance 
 envers la supposée "fidélité" de l'interprète façonnait la place qui était 
 donnée à ces professionnels au sein des tribunaux coloniaux.&nbsp;</p><p><s
 trong>Traduction et transcription en contexte judicaire.&nbsp;</strong><str
 ong>Réflexions à partir d’un témoignage dans le cadre du procès pour génoci
 de contre le peuple maya ixil (Guatemala) (docteure, EREA/LESC)</strong></p
 ><p>En 2013, l’ex chef d’État <em>de facto</em> Efraín Ríos Montt était sur
  le banc des accusés d’un tribunal guatémaltèque, procès au cours duquel le
 s juges devaient déterminer son éventuelle responsabilité dans la perpétrat
 ion d’actes de génocide et de crimes contre des droits de l’Homme à l’encon
 tre du peuple maya ixil au début des années 1980. La majeure partie des tém
 oins et victimes appelés à témoigner à la barre étaient monolingues ixil et
  nécessitaient donc l’intervention d’un ou une interprète. Ces témoignages 
 ont ensuite été retranscrits par le greffier lors de l’audience. Après l’éd
 iction de la sentence, et malgré son annulation par la Cour Constitutionnel
 le, les épreuves du procès ont été publiées par une des associations partie
  civile au procès, le CALDH (<em>Centro de Acción Legal en Derechos Humanos
 </em>). L’ouvrage a ensuite été distribué gratuitement aux participants au 
 procès, aux communautés et aux défenseurs des droits de l’Homme et est donc
  devenu représentatif de la voix des témoins des massacres de masse commis 
 pendant la période contre-insurrectionnelle.</p><p>La diffusion de cette pa
 role traduite et transcrite fait surgir des interrogations quant à la valeu
 r du témoignage face à un tribunal, dans un contexte bilingue. Cette présen
 tation sera donc l’occasion d’étudier, par l’exemple, le parcours d’hybrida
 tion d’un témoignage effectué en langue, par une femme ixil de Nebaj, victi
 me du conflit armé. Les matériaux présentés sont issus de plusieurs sources
  qui permettent d’analyser le parcours et les nécessaires modifications de 
 ce récit. À partir d’un montage vidéo effectué par une maison de production
  spécialiste de la défense des droits de l’Homme, nous nous intéresserons a
 u témoignage de Cecilia Baca Gallego tel que déposé en ixil (shorturl.at/ho
 rJ8). Il sera confronté à la traduction, en direct, réalisée par l’interprè
 te, et aux épreuves du procès publiés par CALDH. Ainsi, partant du cas part
 iculier du contexte judiciaire, cette présentation soulèvera des questionne
 ments quant aux choix indispensables à toute entreprise de traduction et de
  transcription, prémisses à une étude de plus grande ampleur de ces questio
 ns.</p><p><span style="font-size: 10pt;">Photo :&nbsp;Affiche de l'AJR Ixil
  exposée en février 2018, lors de journées d'audience du procès pour génoci
 de à Nebaj (El Quiché, Guatemala)</span></p>
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><img src="https://lesc.agerix.org/images/IMG_6152.jpeg" width="300" heig
 ht="200" alt="Affiche de l'AJR Ixil exposée en février 2018, lors de journé
 es d'audience du procès pour génocide à Nebaj (El Quiché, Guatemala)" style
 ="margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; float: left;" />Cette séance ser
 a consacrée au&nbsp;rôle joué par les interprètes des langues mayas dans le
 s tribunaux du Yucatan pendant la période coloniale et du Guatemala à la fi
 n du XXe siècle.&nbsp; &nbsp;</p><p><strong>La place des interprètes indien
 s dans les tribunaux de l'Empire espagnol: étude du procès contre l'interpr
 ète maya don Hernando Uz dans le Yucat</strong><strong>án du XVIIe siècle, 
 Caroline Cunill (maître de conférence, EHESS)</strong></p><p>En 1610, l'int
 erprète maya don Hernando Uz fut accusé d'encourager une révolte contre le 
 gouverneur de Tekax don Pedro Xiu. Les principales charges contre don Herna
 ndo furent centrées sur le rôle qu'il joua dans la traduction d'une série d
 e plaintes contre don Pedro Xiu un an avant la supposée révolte. L'analyse 
 du procès permet de mettre en évidence l'existence de trois types d'interpr
 ètes qui offraient leurs services de médiation linguistique et culturelle d
 ans l'Empire hispanique: les Interprètes Généraux nommés officiellement par
  les autorités coloniales, les interprètes "personnels" des fonctionnaires 
 espagnols et les interprètes qui travaillaient informellement pour les Indi
 ens dans leurs batailles légales. Je montrerai que, malgré l'interdiction r
 oyale, les interprètes apportaient souvent des conseils juridiques aux part
 ies et que la confiance envers la supposée "fidélité" de l'interprète façon
 nait la place qui était donnée à ces professionnels au sein des tribunaux c
 oloniaux.&nbsp;</p><p><strong>Traduction et transcription en contexte judic
 aire.&nbsp;</strong><strong>Réflexions à partir d’un témoignage dans le cad
 re du procès pour génocide contre le peuple maya ixil (Guatemala) (docteure
 , EREA/LESC)</strong></p><p>En 2013, l’ex chef d’État <em>de facto</em> Efr
 aín Ríos Montt était sur le banc des accusés d’un tribunal guatémaltèque, p
 rocès au cours duquel les juges devaient déterminer son éventuelle responsa
 bilité dans la perpétration d’actes de génocide et de crimes contre des dro
 its de l’Homme à l’encontre du peuple maya ixil au début des années 1980. L
 a majeure partie des témoins et victimes appelés à témoigner à la barre éta
 ient monolingues ixil et nécessitaient donc l’intervention d’un ou une inte
 rprète. Ces témoignages ont ensuite été retranscrits par le greffier lors d
 e l’audience. Après l’édiction de la sentence, et malgré son annulation par
  la Cour Constitutionnelle, les épreuves du procès ont été publiées par une
  des associations partie civile au procès, le CALDH (<em>Centro de Acción L
 egal en Derechos Humanos</em>). L’ouvrage a ensuite été distribué gratuitem
 ent aux participants au procès, aux communautés et aux défenseurs des droit
 s de l’Homme et est donc devenu représentatif de la voix des témoins des ma
 ssacres de masse commis pendant la période contre-insurrectionnelle.</p><p>
 La diffusion de cette parole traduite et transcrite fait surgir des interro
 gations quant à la valeur du témoignage face à un tribunal, dans un context
 e bilingue. Cette présentation sera donc l’occasion d’étudier, par l’exempl
 e, le parcours d’hybridation d’un témoignage effectué en langue, par une fe
 mme ixil de Nebaj, victime du conflit armé. Les matériaux présentés sont is
 sus de plusieurs sources qui permettent d’analyser le parcours et les néces
 saires modifications de ce récit. À partir d’un montage vidéo effectué par 
 une maison de production spécialiste de la défense des droits de l’Homme, n
 ous nous intéresserons au témoignage de Cecilia Baca Gallego tel que déposé
  en ixil (shorturl.at/horJ8). Il sera confronté à la traduction, en direct,
  réalisée par l’interprète, et aux épreuves du procès publiés par CALDH. Ai
 nsi, partant du cas particulier du contexte judiciaire, cette présentation 
 soulèvera des questionnements quant aux choix indispensables à toute entrep
 rise de traduction et de transcription, prémisses à une étude de plus grand
 e ampleur de ces questions.</p><p><span style="font-size: 10pt;">Photo :&nb
 sp;Affiche de l'AJR Ixil exposée en février 2018, lors de journées d'audien
 ce du procès pour génocide à Nebaj (El Quiché, Guatemala)</span></p>
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