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CATEGORIES:Séminaire de l'EREA
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SUMMARY:Recevoir un virus qui attrape. Une approche anthropo-linguistique de l’arrivée du coronavirus sur la Isla de la Luna (Lac Titicaca, Bolivie), Maddyson Borka (UPN, EREA)
LOCATION:Lesc – salle 308F (3e étage) - 21\, allée de l’Université\, Nanterre\, \, 9
 2000\, France
DESCRIPTION:\nAu cours de l’année 2020, avec l’arrivée du coronavirus et des confinemen
 ts répétés, une boisson vendue en ville voit son prix multiplié par huit. C
 ette décoction de plantes à laquelle seraient ajoutés placenta et cordon om
 bilical humains est un remède très répandu en cas d’attaque de kharikhari, 
 des voleurs de graisse et de sang dont les victimes tombent très malades et
  qui constituent une figure prédatrice redoutée dans les Andes . Les habita
 nts de la Isla de la Luna ont eux aussi cherché à s’en procurer pour préven
 ir ou se soigner du covid-19, bravant parfois les confinements imposés pour
  se rendre à Copacabana, ville portuaire la plus proche.\nComment expliquer
  le lien entre kharikhari et coronavirus ? C’est à l’aide de données issues
  de séjours ethnographiques réalisés sur la Isla de la Luna depuis 2017, av
 ec une attention portée aux discours (bilingues castellano-aymara) sur le v
 irus et sa maladie que seront formulés des éléments de réponse à cette ques
 tion. Un intérêt combiné envers les pratiques préventives et thérapeutiques
  et les paroles qui les accompagnent aura pour but d’interroger la réceptio
 n du covid-19 dans une étiologie marquée par l’imputation d’agentivité aux 
 entités responsables de la maladie.\nCliché : Etal où se vend la boisson de
 s kharikhari (dans les bouteilles en plastique vert), utilisée pour préveni
 r et soigner le covid-19 (La Paz - aout 2022) / © Maddyson Borka\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><img src="https://lesc.agerix.org/images/vhirtzel/Séminaire_Borka.jpg" w
 idth="250" height="444" alt="Séminaire Borka" style="margin-right: 10px; ma
 rgin-bottom: 10px; float: left;"></p><p>Au cours de l’année 2020, avec l’ar
 rivée du coronavirus et des confinements répétés, une boisson vendue en vil
 le voit son prix multiplié par huit. Cette décoction de plantes à laquelle 
 seraient ajoutés placenta et cordon ombilical humains est un remède très ré
 pandu en cas d’attaque de <em>kharikhari, </em>des voleurs de graisse et de
  sang dont les victimes tombent très malades et qui constituent une figure 
 prédatrice redoutée dans les Andes . Les habitants de la Isla de la Luna on
 t eux aussi cherché à s’en procurer pour prévenir ou se soigner du covid-19
 , bravant parfois les confinements imposés pour se rendre à Copacabana, vil
 le portuaire la plus proche.</p><p>Comment expliquer le lien entre <em>khar
 ikhari</em> et coronavirus&nbsp;? C’est à l’aide de données issues de séjou
 rs ethnographiques réalisés sur la Isla de la Luna depuis 2017, avec une at
 tention portée aux discours (bilingues castellano-aymara) sur le virus et s
 a maladie que seront formulés des éléments de réponse à cette question. Un 
 intérêt combiné envers les pratiques préventives et thérapeutiques et les p
 aroles qui les accompagnent aura pour but d’interroger la réception du covi
 d-19 dans une étiologie marquée par l’imputation d’agentivité aux entités r
 esponsables de la maladie.</p><p><strong>Cliché</strong> : Etal où se vend 
 la boisson des <em>kharikhari</em> (dans les bouteilles en plastique vert),
  utilisée pour prévenir et soigner le covid-19 (La Paz - aout 2022)&nbsp;<s
 trong></strong>/ © Maddyson Borka</p>
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